22 May 2020 / by admin9077

11 mai 2020 – Bruno Leduc, Président de Factorial Partners.

Le cash est devenu roi, et pourtant …

En ces temps de crise le cash est devenu roi … Et pourtant, la diffusion de la culture cash reste très fragile au sein des entreprises françaises où la vision comptable l’emporte sur la vision cash. Or la comptabilité n’intègre ni le temps, ni les prévisions.

La culture cash se résume le plus souvent à des prévisions de trésorerie, au final jugées insatisfaisantes par les entreprises elles-mêmes qui invoquent une méthodologie aléatoire et des outils archaïques. Et ce n’est que trop tardivement, lorsqu’elles vont mal, lors de procédures judiciaires, lors d’une période de récession ou d’une crise économique qu’elles vont s’intéresser de près aux flux de trésorerie. Ce n’est pas un hasard si le mot « liquidité » s’est installé au cœur du débat sur l’impact du Covid-19 sur les entreprises. Les dispositifs de soutien de Bercy auront permis d’acheter du temps mais il ne faut pas confondre banques et liquidités. La dette bancaire, PGE inclus, devra être remboursée tôt ou tard et la phase de redémarrage risque encore d’accentuer la tension sur les liquidités.

L’entreprise doit absolument travailler sa capacité à produire de la liquidité en interne, à la gérer et à la conserver. Elle doit avoir une bonne compréhension de ses encaissements et de ses décaissements. Elle doit agir sur chacun des six leviers de la liquidité que sont les flux, les sources de financement, le BFR, la réduction des coûts, la réduction des risques et l’organisation.

C’est à ce prix qu’elle assurera ou renforcera son indépendance. La diffusion de la culture cash doit devenir l’un des atouts majeurs de la transformation de l’entreprise post-crise Covid-19 et intégrer les nouveaux standards de fonctionnement dans une démarche de progrès continu.

LEAVE A COMMENT

Your email address will not be published.